Le sport a-t-il un avenir sans le dopage?
Le mercredi 21 mai 2008- Dans une série de plusieurs articles, voici un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre et qui continuera à en faire couler encore... Dans une série de plusieurs articles, je vais parler du dopage dans le sport. En premier lieu, regardons de plus près l’étude de l’éthique du dopage et de certaines habitudes de vie chez des sportifs québécois.
Le but de ce dossier était de documenter le phénomène de l’utilisation, par des sportifs québécois, de produits dopants pour améliorer leurs performances sportives. Aussi, on désirait déterminer les facteurs qui sont associés à un tel comportement. L’échantillon de l’étude est constitué de 3 573 athlètes âgés entre 10 et 20 ans qui sont membres d’équipes sportives du Québec. Les résultats de l’enquête démontrent que plus de 25% des répondants reconnaissent avoir fait usage de substances interdites par le Comité international olympique. Les comprimés de caféine, le médicament décongestionnant Sudafed et les médicaments en inhalateur pour l’asthme sont majoritairement utilisés par les jeunes. En somme, on remarque qu’ils sont toujours à la recherche de stimulants.
Il est important de savoir quelle est la clientèle cible des produits dopants. Ce n’est pas le sportif du dimanche qui risque de s’approvisionner en stéroïdes. Les consommateurs de produits dopants sont en grandes majorités des athlètes de grandes renommées. De plus, les hommes consomment beaucoup plus que les femmes. Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport fait un travail colossal dans la lutte contre le dopage.
Durant l’exercice du 1er avril 2005 au 31 mars 2006, le Centre canadien pour l’éthique et le sport (CCES) a réalisé un total de 3 232 contrôles antidopage en plus de faire des campagnes de préventions. 2635 des 3 232 contrôles ont visé des athlètes canadiens. En tout, quatorze violations aux règlements antidopage ont été rapportées. On remarque que le culturisme est un sport qui se nourrit de substances illégales. On ne peut pas tout divulguer sur les athlètes. Par contre, on sait que certains sont bannis des fédérations sportives ou bien ils sont suspendus pour une longue période. Le CCES prend de bonnes mesures disciplinaires. En agissant de la sorte, l’athlète sait à quoi s’attendre s’il franchit la ligne interdite.
Pour en revenir à la base du problème, il est important de comprendre les habitudes des jeunes lorsqu’ils pratiquent leurs sports. Tout d’abord, on doit différencier les deux types de pratiques sportives. Premièrement, il y a la pratique sportive modérée. C'est-à-dire un entraînement de cinq à 10 heures par semaine. Deuxièmement, il y a la pratique sportive de haut niveau. Ici, on parle d’un entraînement durant au minimum plus de 15 heures par semaine. Ces heures consacrées à l’entraînement sont énormes pour un jeune qui est encore dans l’adolescence.
Le sport pratiqué de façon modéré est bénéfique pour les jeunes tant sur le plan physique, psychologique et intellectuel. La situation est totalement différente lorsqu’on regarde les jeunes pratiquant à un niveau de compétition élevé. La raison est simple. Quand on pratique un sport pour le plaisir de la chose, le but premier est de s’amuser. Par contre, lorsqu’on commence à prendre le tout au sérieux et que l’on désire faire de la compétition, les choses changent radicalement. La perception de la pratique sportive n’est plus la même puisque l’entourage familial et l’encadrement sportif prennent de plus en plus de place. L’aspect compétition augmente au détriment de l’aspect plaisir.
Le jeune ne fait plus du sport pour s’amuser, il se doit de performer. On veut fabriquer des vedettes. On pousse les jeunes au maximum. Cela peut avoir des effets néfastes sur leur santé puisqu’ils sont encore dans l’adolescence, période de multiples changements. Par exemple, on remarque que les jeunes filles ont un ralentissement de croissance, un retard de maturation osseuse et un décalage du développement de la puberté lorsqu’elles passent trop de temps à se défoncer en gymnase.
Qu’est-ce qui peut pousser un jeune à prendre des produits dopants?
La pression familiale est une raison. L’encadrement du sportif (entraîneur, commanditaire) en est une autre. Aussi, le désintéressement familial peut être une cause. Lorsque le jeune voit que ses parents sont indifférents à ses performances, il peut vouloir attirer l’attention en augmentant son classement de façon spectaculaire. Une hausse inattendue d’un calibre de jeu peut être un signe que le jeune soit sous l’emprise d’une substance illégale. Le jeune est prêt à tout pour gagner.
La suite de ce dossier sous peu ...



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Commentaires (1 posté):
Réponse: Améliorer ses performances. L'amélioration des performances peut ensuite faire gagner des championnats, ou tout simplement de permettre à un jeune de faire parti d'une équipe sportive.
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